Présentation

  • : UN MONDE MEILLEUR
  • mondemeilleur
  • : Rêver
  • : Blog d'Adriana Evangelizt. La planète, notre Terre-Mère est en danger. Que faut-il faire pour la sauver ? Parler ne suffit plus, il faut que chacun s'investisse et agisse pour le bien être commun et celui de l'humanité.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Images aléatoires

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Dimanche 1 juin 2008

N'est-ce pas fabuleux, ces tribus qui vivent encore comme vivaient nos ancêtres voilà 400 000 ans ? Parce qu'on nous dit que l'Homo Sapiens aurait fait son apparition à cette époque. Mais on ne nous dit pas ce qui s'est passé depuis 400 000 ans qui a donné naissance à de grandes civilisations alors qu'en même temps nous n'étions justement que des hommes préhistoriques ? Il y a là quelque chose qui cloche dans l'approche scientifique. Alors soit, ils sont vraiment nuls et incapables de remonter dans les temps anciens, soit ON nous cache quelque vraiment quelque chose. Et la fameuse conspiration serait alors une Conspiration du silence. Ils ne veulent pas nous dire nos vraies origines. Où peut-être qu'ils ont peur de la vérité. On peut se poser beaucoup de questions. Mais il y a quand même une réflexion que l'on peut se faire quand on voit ces peuplades vivant toujours primitivement alors qu'ailleurs la civilisation en est un stade avancé dans la technologie. Nul doute que du temps des bâtisseurs de pyramides, il y avait aussi des primitifs. Or tout les ossements que l'on retrouve actuellement datent justement de ce que les savants nomment la Préhistoire. Ne peut-on pas penser que les rescapés de la dernière grande catastrophe étaient justement ces primitifs ? Qui mieux qu'eux pourraient affronter les éléments ? Il faut bien comprendre que lorsque tout va se mettre en branle, toutes les centrales nucléaires vont exploser. Déjà, il n'y aura plus d'électricité. Ce sera le grand chaos, notamment dans les villes. Les individus vivant hors du monde civilisé n'ont-ils pas plus de chance de s'en sortir ?

Il est à noter que les membres de cette tribu péruvienne, lorsqu'ils ont vu l'hélicoptère, ils lui ont envoyé des flèches. Et dans un autre temps, les primitifs ont pris pour des dieux "ceux qui descendaient du ciel". N'y a-t-il pas là une similitude entre ce qu'il s'est déjà produit ? A savoir que des primitifs vivaient en ignorant qu'il y avait des peuples plus avancés qu'eux. Et ils les ont pris pour des dieux lorsqu'ils les ont vu. On en a l'exemple frappant avec Cortez lorsqu'il a débarqué chez les "Aztèques", le roi Aztèque l'a pris pour un dieu, au commencement. Il a commencé à avoir des doutes lorsque l'avidité de Cortez pour l'or était devenu sans bornes.





Brésil: une tribu indienne isolée photographiée près de la frontière péruvienne


Une des dernières tribus d'Indiens vivant sans aucun contact avec le monde extérieur, en Amazonie brésilienne près de la frontière péruvienne, a été découverte récemment par la Fondation nationale de l'indien (Funai) qui en a diffusé les premières photos.

Ces images, prises lors d'un survol de la région en hélicoptère et publiées par la presse brésilienne vendredi, montrent des indigènes, dont le corps est entièrement peint en rouge ou en noir, décochant des flèches contre l'hélicoptère transportant les membres de la Funai.

Ce survol a eu lieu au début du mois de mai.

D'après des déclarations à la presse du directeur du département de protection de l'environnement de la Funai, José Carlos dos Reis Meirelles, ces Indiens vivent dans des huttes de paille, sont sédentaires et cultivent du manioc, des bananes et des pommes de terre.

La Funai connaît l'existence de cette tribu depuis 20 ans, mais s'abstient de tout contact direct avec ses membres pour préserver leur autonomie.

La tribu photographiée, dont la Funai ne connait pas avec certitude l'ethnie, vit sur une superficie de 630.000 hectares dans l'Etat de l'Acre. Cette région regroupe trois réserves indiennes où habitent également trois autres groupes isolés.

Selon la Funai, il y aurait au Brésil 68 tribus indiennes isolées, disséminées dans les Etats amazoniens de Acre, Amazonas, Mato Grosso, Roraima, Rondonia et Maranhao. L'existence de 24 de ces groupes est officiellement confirmée.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Peuples Premiers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 30 mai 2007

Les autochtones peuvent continuer de chasser la baleine puisque c'est un de leurs moyens de subsistance. Mais de suite, le Japon passe à l'attaque pour demander la même chose à ces soit-disants autochtone, alors que l'on sait très bien que c'est faux. Mensonges, hypocrisie, pognon, voilà la mentalité des élites du Soleil Levant. Aucun respect pour la vie. Tout pour le fric et le sexe.

Les autochtones aux USA et en Russie

peuvent continuer à chasser la baleine



ANCHORAGE (Etats-Unis), 30 mai 2007 (AFP) - La Commission baleinière internationale (CBI) a accepté mardi à l'unanimité de renouveler le quota de 5 ans permettant aux populations autochtones de l'Alaska, de Sibérie orientale et des îles Saint-Vincent et Grenadines de continuer à chasser la baleine dans le cadre de la chasse dite "de subsistance".

La CBI, réunie depuis lundi à Anchorage (Alaska), a en revanche rejeté la demande du Groenland (Danemark) qui souhaitait étendre son quota de "chasse de subsistance". Le droit de "chasse de subsistance" est accordé malgré un moratoire sur la chasse à la baleine imposé en 1986 pour protéger cette espèce menacée par une chasse commerciale intensive.

Le peuple autochtone russe du Tchoukotka partagait avec les Eskimos de l'Alaska un quota de chasse de subsistance de 280 baleines boréales et de 620 baleines grises entre 2003 et 2007. Ils chassent aussi le béluga et le narval.

Les îles Saint-Vincent et les Grenadines possèdaient un quota de chasse de subsistance de la CBI de 20 rorquals à bosse pour les saison 2003 à 2007.

Le Groenland possède un quota annuel de chasse de subsistance de 19 rorquals communs et d'environ 200 petits rorquals. Le Groenland voulait ajouter à cette liste 10 baleines à bosse et deux baleines boréales (Balaena mysticetus) mais le chef du CBI, l'Américain William Hogarth, a fait remarquer que ces deux espèces de cétacés n'étaient plus chassées le long des côtes du Groenland depuis des décennies.

Il a demandé au Danemark de réviser ses prétentions dans un esprit de "compromis" et de faire d'autres propositions. Amalie Jessen, une représente du Danemark, a assuré que Copenhague allait "négocier" sans donner de plus amples détails.

Le Japon, qui souhaite la levée du moratoire sur la chasse commerciale à la baleine, voudrait également que ses habitants vivant le long des côtes puissent chasser la baleine avec les mêmes quotas que ceux attribués aux populations autochtones qui profitent de la dérogation.

"Il s'agit d'une chasse pour la subsistance et nous soutenons ce principe", a indiqué un représentant de la délégation japonaise, Joji Morishita.

A l'ouverture de la 59e rencontre des 75 pays membres de la CBI, le Japon avait proposé un compromis immédiatement rejeté par les grands pays, et menacé de quitter la conférence si un accord ne pouvait être trouvé.

Tokyo s'est dit prêt à renoncer à son projet de chasser cette année, à des fins "scientifiques", 50 baleines à bosse, très protégées, s'il obtient le droit pour certaines de ses communautés côtières de chasser un nombre non déterminé de baleines Minke, un petit rorqual.

Depuis 20 ans, le Japon demande que ce droit soit étendu à quatre de ses petites communautés côtières mais la CBI s'y refuse, affirmant qu'il s'agirait d'un quota commercial.

"Nous n'acceptons pas que l'on oppose la chasse commerciale et la chasse non-commerciale de subsistance", a dit Joji Morishita. "Si nous ne voyons pas des progrès clairs et tangibles pendant cette réunion, mon gouvernement trouvera difficile de rester dans la CBI", a prévenu M. Morishita.

La nouvelle proposition japonaise a été rejetée par une coalition de pays opposés à la chasse à la baleine, regroupant l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Argentine, le Brésil, les Etats-Unis, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. L'Australie a appelé mardi le Japon à cesser de prétendre que ses prises ont un objectif scientifique, ce qui permet de contourner le moratoire sur la chasse commerciale en vigueur.

Le Fonds international pour les animaux estime que le Japon a tué plus de 6.800 baleines Minke, sous couvert de recherche scientifique.

Sources
Marine Marchande

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Peuples Premiers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 29 mai 2007

Toujours pour la jeunesse. Apprenez les jeunes. Soyez notre mémoire vivante pour quand nous ne serons plus là. Et d'ailleurs, j'apprends avec vous. Ainsi nous avons vu qu'un jeune mammouth a été découvert dans le Nord de la Russie par un éleveur de rennes du Peuple Nenets. Quesako ? me suis-je dit. Vous voyez, on ne sait jamais tout. Et moi-même je suis très heureuse d'apprendre chaque jour quelque chose. Et quand je ne connais pas un mot, j'ai le réflexe, je le tape sur Google pour en connaître le sens et la signification. J'ignorais donc l'existence du Peuple Nenets. Vous verrez qu'ils ont de nombreux points communs avec les Amérindiens et malheureusement, la Révolution Russe a voulu les assimiler, leur faisant perdre ainsi leur identité, leur langue mais aussi en leur faisant connaître les joies de la civilisation dont l'alcool. Comme les Indiens en mal d'identité, ils sont donc en danger d'autant qu'ils évoluent sur un territoire immense où se trouvent des gisements de pétrole... rien qu'en lisant cela, on sait qu'à plus ou moins longue échéance, ils sont voués à disparaître. Monde pourri par l'argent que j'exècre !

Le Peuple Nenets

Enfant nenets

Les Nenets (russe: Ненцы - Nentsy (pluriel)) sont un peuple autochtone de la Fédération de Russie vivant autour du cercle polaire : ils constituent la plus importante des 26 ethnies de la Sibérie.

Une ethnie nomade, au territoire immense

Dans la littérature ethnographique russe du XIXe siècle, les Nenets étaient également appelés, "Самоядь", c’est-à-dire « samod » , « samoyad », ou « samodijskie », ce qui a été traduit en anglais par « Samodi ». Ce nom a rapidement été abandonné au XXe siècle pour être remplacé par le terme de Nenets, qui veut dire « Homme » en langue nenet.
Le nom "Nenets" est parfois écrit "Nenet", mais c'est une erreur car le "s" final ne marque pas le pluriel.

Ils peuplent le nord ouest de la Sibérie entre la péninsule de Kanin sur la mer Blanche, le delta du Ienisseï, au centre des territoires Samoyed et le cours inférieur de l'Oussa, au nord des monts Oural et de Vorkouta. Ils habitent également les îles de l'océan arctique et la péninsule de Kola. Administrativement, leur territoire est divisé entre le district de la région Tioumen et celui de la région d'Arkhangelsk. La superficie de ce territoire est d'environ 1 million de km².

Le pays des Nenets est celui de la toundra et de la forêt de conifères, une terre de permafrost, avec de nombreuses rivières et de vastes zones marécageuses. Le long des rives de l'Ob les colonies de Nenets touchent la zone de forêt dense de la taïga sibérienne. Le territoire sur lequel les Nénets sont répartis est désertique et côtier (mer de Barents) au nord de la Russie. Le chef-lieu, Narian Mar, est situé sur l'estuaire de la Petchora au centre du territoire. La population est estimée à environ 41 302 individus au dernier recensement de 2002.

Toundra en Sibérie

 

Le peuple des fils de Noum : origines, croyances et organisation

Les Nenets surnommés les Princes de la Toundra car ils règnent sur les steppes et forêts sibériennes, seraient originaires des Monts Saïan de la Sibérie occidentale. Ce peuple se serait mélangé aux aborigènes qui, selon des récits traditionnels, vivaient dans des abris souterrains. Chez les peuples autochtones sibériens, il fait partie des Ouraliques. Au Ier siècle de notre ère, ils seraient remontés vers le nord jusqu'à l'Océan Arctique sous la pression des peuples turcophones.

La religion des Nenets est basée sur un système de croyances chamaniques et animistes : la Terre et ses ressources, à l’instar des Amérindiens, font l’objet d’un culte. Ainsi, Noum, le dieu du ciel et des grandes tempêtes, est vénéré par les Nenets.

La structure sociale de la société nenets est de type clanique, chacun ayant ses propres zones de pâturage, de chasse et de pêche. Le chaman, très respecté, est appelé un Tadibya, c’est le médiateur entre le monde des esprits et le monde terrestre. Les Nenets sont scindés en trois groupes distincts basés sur leur économie :

# les Nenets de la Toundra

# les Nenets de la forêt (les Khandeyar)

# les Nenets Kominisés (ou peuple Yaran) issus de mariages entre Nenets et la tribu des Izhmas (peuples Komis)

Histoire

Trois mille an avant Jésus-Christ, ils se seraient détachés du groupe linguistique finno- ougrien pour migrer à l’est au contact des peuples turcophones et altaiques vers 200 avant Jésus-Christ. Une autre hypothèse considère qu’ils seraient partis probablement du sud de la Sibérie pour s’installer au Nord de la Russie actuelle au XIIe siècle entre les péninsules de Kanin et Taymyr, autour des fleuves Ob et Ienisseï. Certains s’installèrent et formèrent de petites communautés agricoles. Les autres continuèrent à chasser et à élever des rennes, traversant de grandes distances au-delà de la pénisule de Kanin.

Lors de l'invasion mongole, les Nénets, ainsi que d'autres tribus du nord-ouest de la Sibérie, payaient des impôts au khanat sibérien de Koutchoum khan. En 1585, les Russes annexèrent ces tribus et imposèrent leurs propres impôts en fourrures.

L’influence russe sur les Nenets débute au XIIIe et XIVe siècle et sera totale au XVIIe siècle. Avec la Révolution russe de 1917, les Nenets subissent une politique d’assimilation et de collectivisation forcée. Ils sont contraints de renoncer à leur vie nomade en se sédentarisant dans des exploitations agricoles collectives d’Etat (kolkhozes). Les enfants sont envoyés à l’école pour apprendre le russe ce qui a eu pour conséquence la perte de leur langue et la disparition de leur mode vie traditionnel. L’industrialisation de leur terre a causé de graves dommages environnementaux (pollutions).

Aujourd'hui, les éleveurs nenets ont le choix entre la sédentarisation dans une ferme collective et le retour à la vie nomade dans la toundra. Dans le premier cas, ils sont salariés, le troupeau de rennes ne leur appartenant pas. Dans le second cas, ils sont libres et possèdent leur propre troupeau. Ils vivent souvent en communauté composée d'une dizaine de brigades (terme hérité de l'époque soviétique). Chaque brigade comprend 5 à 6 tentes abritant 15 à 20 personnes, souvent d'une même famille, 80 traîneaux, un troupeau de 2 000 rennes, une quinzaine de chiens de berger utilisés pour rassembler les bêtes.

Mode de vie

Ce peuple vit des ressources halieutiques (pêche) et cynégétiques (chasse), mais leur principal moyen de subsistance reste l’élevage de rennes, qui occupe une place fondamentale dans la culture des Nenets. C’est pourquoi ils se déplacent sur un territoire de plus d'un million de km² de toundra. Une centaine de têtes couvrent l’ensemble des besoins traditionnels d'une famille.

Alimentation

La viande de rennes (crue, gelée, bouillie ou grillée) est la base principale de leur alimentation. Les abats sont des mets de choix. De nos jours, au contact de la civilisation, les Nenets achètent des produits de première nécessité au village (sucre, sel, beurre, pâtes, pain et ...alcool). Selon les saisons, ils mangent également des baies, champignons, poisson, caviar, œufs d'oies. Certains ustensiles de cuisines, des fusils et même des fours font désormais partie du quotidien des Nenets.

Habitation

L'habitation traditionnelle des Nenets est la tchoum : une tente conique en peau de renne à l'image du tipi amérindien. Mais on utilise beaucoup de nos jours des tentes à armature préfabriquées surmontées d'une toile. Le sol est recouvert d'un plancher et de peaux de rennes. On éclaire l'intérieur avec une lampe à pétrole.

 Outils et vêtements

Les peaux de rennes permettent de confectionner des vêtements et des chaussures chaudes, ainsi que des tentes (mya). Avec le cuir, ils font des lassos ou des harnais, mais aussi des chaussures pour l'été tandis que les cornes sont utilisées pour la fabrication d'outils et ustensiles. En hiver, ils sont habillés d'une longue tunique en peau de renne avec mitaines et capuchon intégré (malitsa). Chaque éleveur possède deux ou trois paires de longues cuissardes en peau de renne (toboguis).

Education

Les enfants jusqu'à l'âge de 7 ans nomadisent avec leurs parents. Ensuite ils sont scolarisés en internat au village. Fin mai, ils retournent au campement pour leurs vacances d'été. La séparation entre parents et enfants est donc longue et ces derniers ressentent une rupture par rapport à la vie du campement.

 Langue

Les Nenets ont leur propre langue : le nenets ; ils sont considérés comme faisant partie de la catégorie des langues samoyèdes (sous-famille des langues ouraliennes) au même titre que les peuples Enets, Selkups et Nganasans. Pendant l'époque soviétique, tous les Nenets ont été russifiés et une génération a oublié sa langue natale. Bien que la langue russe reste prépondérante, le Nenets est réapparu, on l'enseigne dans les écoles et les éleveurs l'utilisent de nouveau.

Nomadisme

Chaque brigade déplace son troupeau le long d'un couloir de migration selon un itinéraire de 500 km entre la forêt du sud et la toundra du nord. Les déplacements sont rythmés par les saisons. En été, les rennes sont protégés des moustiques et de la chaleur dans les vastes étendues de la toundra du nord. L'hiver est rude. Il n'est pas rare que le thermomètre atteigne -40°C. C'est pourquoi avec l'arrivée de l'automne, les éleveurs quittent la toundra et descendent vers le sud où ils pourront trouver du bois, mais aussi se rapprocher de localités pour la scolarisation des enfants et faire de nouvelles réserves de provisions. Arrivant près du village, une partie des bêtes est abattue et vendue pour acheter les produits nécessaires : vivres, vêtements, toile pour les tentes, essence, quelques médicaments etc… Mais bientôt la marche vers le sud continue. Quelques brigades seulement préfèrent rester à la limite de la forêt, les autres installent leurs campements dans la taïga de fin décembre, jusqu'à début avril environ. Le printemps est la période la plus difficile. Les Nenets reprennent leur marche vers le nord avec des traîneaux chargés de 6 mois de vivres et parfois du bois de chauffage. Il faut avancer vite afin que les femelles arrivent à temps sur leur lieux de leur mise bas habituelle. Les déplacements, été comme hiver, pour le matériel comme pour les hommes, s'effectue en traîneau attelés de 2 à 4 rennes. Lors des déplacements du campement ou des grandes migrations, les traîneaux sont attachés les uns aux autres en file indienne, des trains constitués de plus de dix traîneaux.

L'avenir des Nenets en danger ?

Le principal danger menaçant les Nenets n'est pas celui de l'extinction, puisque leur population va croissant, mais celui de l'assimilation et de la perte de leur identité culturelle. Beaucoup de Nenets ne veulent plus ainsi vivre dans la toundra et reprendre une vie de nomade, trop dure.

La règlementation soviétique et post-soviétique ne permet pas aux Nenets de vivre selon leurs us et coutumes : en 1957, un décret a contraint les Nenets à rester dans des pensionnats d'état de la naissance à la fin de leur scolarité. Ces enfants ont grandi hors de leurs racines. Les règlementations sont également trop restrictives en matière d'établissement.

Les Nénets font face également à des problèmes quotidiens tels que l'insuffisance d'approvisionnement et de ressources financières, et ceux liés à l'alcoolisme et à l'éducation. Ils sont touchés de plein fouet par la crise économique russe.

Les Nénets souhaitent une approche différente des problèmes écologiques et des besoins de la population. L'activité industrielle se fait souvent au détriment de l'élevage du renne, de la chasse et de la pêche sans aucune compensation. Cela est dû au manque de lois qui défendent les droits des peuples autochtones. La pollution industrielle (notamment nucléaire) se transmet aux Nenets via les lichens que mangent les rennes.

Reste le problème lié à l'exploitation non contrôlée du gaz et du pétrole sur le territoire ancestral des Nenets. Ce peuple est désormais menacé car vivant sur les plus grands champs pétrolifères mondiaux, enjeux de multiples convoitises.

Tous ces facteurs économiques, socio-culturels (mariages mixtes, sédentarisation, scolarisation russe,...) favorisent cette perte d'identité culturelle nenets.

Une association du peuple autochtone nenets a été créée. Elle défend leurs droits au sein de la Fédération des Petits Peuples de Russie.

Références

Film documentaire :"Sept Chants de la Toundra"(Seitsemän Laulua Tundralta)de Markku Lehmuskallio et Anastasia Lapsui -Finlande- année 2000

Sources Wikipedia

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Peuples Premiers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 29 avril 2007

Les Pygmées se disent victimes d'un "génocide culturel"

 

Les Pygmées d’Afrique centrale expulsés de leurs terres lors d'aménagements forestiers sont victimes d'un "génocide culturel", ont dénoncé leurs représentants dimanche à l'issue d'un forum qui leur était consacré à Impfondo (800 km au nord de Brazzaville).

"Nous attirons l’attention sur les graves problèmes de l’expulsion forcée et systématique des peuples autochtones de leurs terres et territoires lors de la création des concessions forestières et des aires protégées", indique une déclaration publiée en clôture du premier Forum international des populations autochtones des forêts d'Afrique centrale.

"Nous réclamons un arrêt immédiat de ces pratiques qui aboutissent à la destruction de nos modes de vie et condamnons cette forme de génocide culturel", soulignent les Pygmées qui s'estiment "détenteurs de droits légitimes sur les forêts d’Afrique centrale".

Les Pygmées du Gabon, du Cameroun, de la République centrafricaine, du Burundi, du Rwanda, de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Ouganda et du Congo appellent les Etats d’Afrique centrale à reconnaître les "droits ancestraux et coutumiers des peuples autochtones sur leurs terres, forêts et ressources naturelles".

Ils réclament "compensation rapide, juste et équitable" pour leurs "terres et forêts qui ont été spoliées et décimées" et un "partage équitable et transparent des revenus issus de l’exploitation des richesses forestières".

Selon les organisateurs du forum, l'Afrique centrale compte quelque 250.000 Pygmées, vivant essentiellement des fruits de la forêt (chasse et cueillette). Le forum ouvert mardi, a dénoncé les nombreuses discriminations dont ils sont victimes.

Sources Jeune Afrique

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Peuples Premiers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 31 janvier 2007

Les Dogons, peuple premier vivant au Mali... à noter que leur tradition ressemble à celle de la Genèse mais avec, bien sûr, quelques variantes. Ceci confirme bien que nous sommes tous issus du même moule... 

Les Dogons, culte des ancêtres et danses des masques

par Daniel Elouard

Ancien rédacteur en chef des revues Ulysse et Notre Histoire

 


De la cérémonie de levée du deuil à la fête du Sigui, du manga, paradis où l'eau ne manque jamais, au culte du Lébé, la vie des Dogons est toute entière dominée par l'autorité des anciens et s'organise dans une relation sacrée qui englobe espace familier et nature hostile, passé et fécondité. Daniel Elouard, rédacteur en chef de la revue Notre Histoire, pose ici la question de l'avenir de ce peuple original et de la survie de ses traditions.


Chants et danses rituels

Monsé, le grand chasseur est mort, et les Dogons, en son honneur, dansent pour que le monde se perpétue. Marcel Griaule, un ethnologue qui vécut longtemps parmi eux jusqu'à sa mort en 1956, parle de la danse des morts :

« Partis dans leurs vêtements de paysans, arrachés par les épineux, effrangés par l'usage, ils revenaient éclatants dans la brousse terne, casqués et muselés de coiffes et de visages du monde des morts, ceinturés de la jupe écarlate, symbole du soleil. Sur la grande place d'Ogol-du-Bas, ils se lançaient par petites files de même costume, chasse-mouches ou vannerie colorée en main, exécutant leurs figures propres ou les danses générales, rythmées sur les tambours et les cloches de fer, au milieu des poussières, encouragés par des chants en langue vulgaire et les déclamations de la langue sacrée :

Versez des larmes pour mon père mort !
L'eau tombe, tombe de mes yeux !

Et sur la terrasse mortuaire où ils accédaient par les encoches des troncs servant d'échelles, ils piétinaient dans l'étroit espace, entrecroisaient leurs silhouettes rouges et noires, tandis que la veuve, torse nu, bras levés, psalmodiait dans la ruelle, les yeux humides :

La colonne de fourmis est montée sur la terrasse
La colonne de fourmis a ruiné la maison
Est montée sur la terrasse
Ce sont les fourmis qui ont ruiné la maison du père

Elle rappelait par allusion voilée et licite la danse du chacal, fils de Dieu, qui s'était vêtu des fibres prises à sa mère transformée en fourmi et qui avait tracé, sur la terrasse mythique, la première table de divination. »

Au cours de la grande cérémonie de levée du deuil, le dama, les âmes des morts sont libérées et peuvent entreprendre leur route vers leur paradis, le manga, où poussent en abondance baobabs et champs de mil, et où les rochers sont toujours entourés d'eau. Des masques, tous plus étonnants les uns que les autres, envahissent le village et pendant plusieurs jours, se succèdent chants et danses rituelles. Les ancêtres morts jouent un rôle fondamental : ils peuvent ou non intervenir parmi les vivants et de nombreuses cérémonies visent à se les concilier, par exemple pour favoriser les récoltes. Mort et vie restent donc toujours intimement liés et chaque famille possède les statuettes de ses ancêtres qui accueillent leur force vitale – nyama – nourrie grâce aux sacrifices offerts sur l'autel domestique. L'autorité des Anciens, bien vivants eux, est incontestable : le patriarche préside à de nombreuses cérémonies, conseille ceux qui viennent le voir, prend des décisions… Lorsqu'il s'absente, il est symboliquement remplacé par une grosse tortue.

Cultures et marchés

Les Dogons vivent de la culture du mil, du sorgho, du fonio, du riz, d'autres légumes – haricots notamment –, de fruits, voire de l'élevage du petit bétail. Mais les lopins sont minuscules, la terre arable rare, nécessite parfois une échelle pour y accéder ! S'ajoute à cela le problème de l'eau, car les pluies qui tombent, les bonnes années, de juin à septembre ne suffisent pas à alimenter l'agriculture. Les paysans doivent donc apporter à leurs parcelles de l'eau dans des canaris, des pots de terre, et il l'aspertion se fait au moyen de calebasses. Malgré la rotation des cultures et l'apport de fumier, les rendements sont faibles et ne suffisent pas toujours à nourrir des familles nombreuses. Grâce à la construction du barrage de Gona, qui contient deux millions de mètres cubes d'eau, il a été possible de développer la culture d'oignons, la seule production importante que les Dogons peuvent vendre.

Mais les actions humanitaires trouvent leur limite dans la survie des traditions de ce peuple original : en effet, une électrification brutale par exemple, avec les appareils électriques qui en découlent, ou bien la construction d'un réseau routier moderne modifieraient irréversiblement le mode de vie et les mentalités. Pour le moment, les habitants des divers villages n'ont que des contacts limités avec le monde extérieur. Lors des marchés, ils se retrouvent entre eux et n'entrent en contact qu'avec des peuples voisins bien connus, comme les colporteurs dioulas. Le tourisme strictement encadré ne joue pas encore de rôle déterminant. Lors de ces marchés qui se déroulent une fois par semaine – la semaine dogon s'étend sur cinq jours – dans chaque village à tour de rôle, il s'agit moins de vendre ou d'acheter une poignée de légumes, un quartier de viande, quelques beignets ou des poissons, que de se retrouver, d'échanger des nouvelles ou de boire de la bière de mil.

Un urbanisme caractéristique

Les villages dogons de la « montagne » sont bâtis là où rien ne peut pousser, sur le rocher du plateau ou dans les éboulis de la falaise, comportant parfois des parties troglodytiques. Ils sont bâtis de pierre, de banco (pisé), de bois et comportent une multitude de lieux sacrés, d'autels, d'espaces réservés, de pierres dressées... Ils s'organisent autour de la place du toguna, une construction basse au toit couvert de branches dans laquelle se réunissent les hommes pour prendre des décisions, ou tout simplement pour palabrer. Des ruelles étroites, des escaliers ou des raidillons desservent les concessions – le nom donné à ces îlots – occupées chacune par une famille. Les maisons « ordinaires » se composent de plusieurs pièces rectangulaires sans fenêtres, qui donnent sur une cour où se retrouvent les enfants, le bétail, les volailles, les femmes préparant les repas.

Le ginna, maison décorée d'alvéoles figurant les lignages des ancêtres, se trouve au cœur de chaque concession. La silhouette des greniers carrés ou circulaires coiffés d'un chapeau de paille pointu caractérise les villages dogons. Afin de se protéger des animaux, ils sont construits en hauteur sur des piles de pierre et l'on n'y accède que par une échelle, bilu, qui donne sur une ouverture de bois sculpté. À l'écart des autres habitations, une maison ronde accueille les femmes lors de leurs menstruations, car elles sont alors considérées comme impures. Cette maison est parfois double, une partie étant réservée aux femmes Dogons, une autre à celles des « castes », c'est-à-dire aux épouses des tanneurs, des forgerons dont les familles ne se mêlent pas à celles des Dogons dont elles ne suivent pas tous les rites. Ces gens des castes qui ne vivent généralement pas de l'agriculture, habitent d'ailleurs un peu à l'écart du village.

Le Hogon, roi-prêtre vénéré

Avec quelque deux cent cinquante mille personnes, les Dogons forment un vingtième de la population du Mali et parviennent à préserver leur spécificité. La conquête française du Mali, dans les années 1920, rencontra leur violente résistance, mais ils furent vaincus ; certains participèrent à d'autres campagnes françaises, et tous subirent plus ou moins l'influence de la nouvelle administration qui accorda plus de pouvoirs aux chefs de village qu'aux Hogon dont le rôle devint plus religieux que politique. Il reste cependant un personnage tout puissant et le Hogon de la tribu des Arou est une sorte de roi-prêtre pour tout le peuple. Les Hogon sont attachés au culte du Lébé, l'ancêtre mythique dont le masque évoque le grand serpent. Lors de leur investiture, ils quittent leur statut de mortel, devenant des créatures surnaturelles. Plus rien ne doit les souiller et les Hogon vivent reclus dans leur case, vénérés mais entourés d'interdits.

Origines historiques…

Ce désir de conserver la mémoire des premiers ancêtres anime toute l'histoire des Dogons, mais leur origine reste controversée. Une seule chose est sûre : ils n'habitent pas la falaise depuis des temps immémoriaux, et lorsqu'ils s'y sont installés, au début du XIVe siècle de notre ère, ils ont chassé vers la plaine ses habitants, les Tellem, le « petit peuple rouge », qui a laissé dans les cavernes quelques vestiges. Pour certains, les Dogons viendraient de l'ouest, de l'ancien empire du Ghana ; une sécheresse les aurait poussés à émigrer et au moment où, mourant de soif, ils se croyaient perdus, un de leurs chiens revint les pattes humides. Ils arrivèrent au fleuve Niger et auraient conclu avec les pêcheurs Bozo un serment du sang. Après de durs combats, ils repoussèrent les habitants des falaises dans le Yatanga.

Pour d'autres, ils seraient arrivés de l'ouest du Mandé, une vaste contrée qui comprenait les actuels Sénégal, Guinée, Mali, Côte d'Ivoire, Burkina, Libéria, Ghana, mais les Dogons ne sont pas d'accord sur une localisation plus précise de la contrée où auraient vécu leurs ancêtres, les Keita. Pour d'autres encore, les Dogons auraient occupé une aire plus vaste, incluant le Yatenga, puis auraient été poussés par les Mossis vers les falaises. Les Dogons auraient pu se confondre avec les Kibse, et auraient en partie été assimilés par les Kurumba, attirés par les techniques du fer et du forage de puits profonds, alors qu'une une autre partie aurait migré. De migrations en migrations, poussés par des peuples hostiles, les Dogons se sont donc trouvés acculés à la limite d'un plateau rocheux, la falaise de Bandiagara longue de quelque deux cents kilomètres, où leur présence est attestée aux XIV-XVe siècles, et où ils furent attaqués par les Mossis aux XVe et XVIe siècles.

… et origines mythiques

Dans leur contexte, les origines historiques sont d'ailleurs beaucoup moins importantes que les origines mythiques, même si Amma, le grand dieu traditionnel, a été rejoint au firmament du panthéon par Allah, le dieu musulman pour lequel sont bâties des mosquées, à deux pas de gravures rupestres qui représentent des scènes de sorcellerie comme au village de Songo. C'est par la persuasion et non par la force que l'islam s'est lentement infiltré, valorisant le peuple dogon et respectant ses coutumes. Au commencement du monde, Amma créa la terre, une femme à laquelle il s'unit pour donner d'abord naissance à un chacal inattendu, et d'où naîtront les problèmes ultérieurs. Une nouvelle étreinte donna naissance à un couple, le Nommo, à la fois hommes et serpents, des êtres parfaits qui restèrent au ciel. Ils apportèrent cependant à leur mère, la terre, l'eau, ainsi que la Parole. Le chacal força sa mère, la rendit impure et en apprit la parole qui lui permit de nuire à Amma.

Amma façonna un premier homme et une première femme qui engendrèrent huit enfants, à l'origine du peuple dogon. Le septième reçut des dons particuliers, permettant aux hommes de connaître le progrès. Il se transforma en serpent, puis il fut tué par les hommes. Mais ce serpent Nommo était immortel, et il absorba le plus vieil homme vivant, le Lébé conservant ce qu'il y a de bon, rejetant le mauvais. Lorsqu'il pratique le culte du Lébé, le Hogon fait donc revivre le mythe originel. La cérémonie du Sigui, tous les soixante ans, rappelle la mort du premier ancêtre dont l'âme passe dans le nouveau masque qui est fabriqué à cette occasion. Les initiés parlent alors une langue secrète, et n'acceptent parmi eux qu'une seule femme, la yasiguine, qui rappelle celle qui reçut du Nommo la première parole.

Les cultes de fécondité, garants de l'avenir

Le Nommo est vénéré lors du culte Binou, qui assure la propagation des bienfaits des morts sur les vivants. Ayant apporté l'eau à l'humanité, il peut les aider à survivre. En effet, le plateau de Bandiagara où se sont réfugiés les Dogons est particulièrement aride, et l'eau y est rare. Lors d'un accouchement, l'enfant qui naît vide ses poumons de l'eau originelle et se met à crier. Une femme l'asperge d'un peu d'eau fraîche qu'elle a prise dans sa bouche. Le nouveau-né crie et la parole manifeste son existence. La descendance des Dogons est assurée. Comme chez de nombreux peuples confrontés à un milieu hostile, les cultes de fécondité chez les Dogons se trouvent au cœur de nombreux rites : Amma reçoit des libations de bouillie de mil sur des autels qui ont la forme de nombrils, et qui sont desservis par les patriarches. Les Dogons se marient très jeunes, et même si peu de ces mariages arrangés par les parents perdurent, ils permettent aux jeunes garçons de témoigner de leur virilité et aux jeunes filles de leur capacité à enfanter. Les jeunes se remarieront, les hommes pourront avoir plusieurs épouses. La polygamie permet en effet d'assurer une descendance plus nombreuse.

C'est en 2027 que devrait se dérouler la prochaine fête du Sigui. Que restera-t-il des Dogons ? Les grandes villes attirent les jeunes, alors que les touristes apportent leur argent et immanquablement, leurs coutumes et mode de vie. Les Dogons auront-ils été assimilés par le « progrès » ainsi que par l'islam ? Ou bien quelques-uns d'entre eux résisteront-ils pour donner l'image à quelques privilégiés qui en paieront le prix, d'une autre philosophie de la vie et d'une autre forme de bonheur ?

Sources
Clio

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Peuples Premiers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander