Séisme: et si la Californie était frappée demain par le "Big one"?
Séisme: et si la Californie était frappée demain par le "Big one"?
WASHINGTON (AFP) — Si le "Big one", séisme dévastateur attendu en Californie (ouest) dans les prochaines décennies, avait lieu demain, il ferait 1.800 morts, 50.000 blessés et 200 milliards de dollars de dégâts, selon un scénario élaboré par une équipe de 300 experts, rendu public jeudi.
Ce scénario baptisé "Shakeout" se base sur un séisme de magnitude 7,8 comparable au séisme qui a frappé le 12 mai le sud-ouest de la Chine et provoqué plus de 50.000 morts. Il se situe sur la célèbre faille de San Andreas qui traverse du nord au sud l'Etat américain le plus peuplé, strié de failles parmi les plus actives au monde.
Il ne s'agit pas du pire scénario, mais "simplement d'un scénario crédible", a précisé David Applegate de l'Institut de géophysique américain (USGS), en présentant ces travaux jeudi lors d'une audition au Congrès américain.
Il est dix heures du matin, le 13 novembre 2008, lorsque le puissant séisme frappe. Dans les minutes qui suivent, 10 millions de personnes ressentent les secousses. Le centre-ville de Los Angeles est secoué pendant 55 secondes.
Tous les bâtiments dont la structure n'a pas été renforcée s'effondrent dans un rayon d'environ 25 kilomètres autour de la faille. Plus de 600.000 bâtiments sont endommagés, laissant des milliers de personnes sans domicile et sans emplois.
Quelque 1.600 incendies se déclenchent, provoquant à eux seuls la moitié des 1.800 victimes et des milliards de dollars de dégâts.
En outre, près des deux-tiers des lits d'hôpitaux sont indisponibles, alors que 50.000 blessés se présentent aux urgences.
Le séisme provoque également des dégâts sur certaines routes, canalisations, lignes électriques, chemins de fer, réseaux de télécommunications et aqueducs.
Les dommages les plus sérieux à long terme affectent le réseau d'eau. Il faudra 6 mois pour que certains bâtiments soient à nouveau approvisionnés en eau, selon le scénario.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt