Un séisme en cache généralement un autre

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors là encore, les scientifiques parlent des ondes sur et autour de la terre, mais ils occultent complètement les ondes souterraines qui sont bien plus importantes pour la destruction de la croûte terrestre... ils occultent également l'activité du métal en fusion au centre de la terre qui réveillent les volcans éteints en ce moment. Mais comme finalement ils ignorent le fonctionnement de la terre, ils ne peuvent rien faire d'autre qu'occulter.



Un séisme en cache généralement un autre


par Marlowe Hood


Un séisme d'amplitude majeure, comme celui qui vient de faire plus de 60 000 morts dans le sud-ouest de la Chine, a toutes les chances d'en déclencher d'autres à l'autre bout du monde, selon une étude publiée dimanche.

Cette découverte inattendue pourrait un jour permettre de mieux prévoir la fréquence et l'intensité des répliques, a indiqué à l'AFP l'un des auteurs.

Une équipe de géologues américains s'est penchée sur les séismes d'une amplitude supérieure à 7 sur l'échelle de Richter survenus depuis 1990 et s'est aperçue que dans 12 cas sur 15, les ondes avaient provoqué des tremblements de terre de moindre importance le long des failles d'autres continents.

Le dernier drame survenu en Chine, d'une amplitude de 7.9 sur l'échelle de Richter, n'est pas pris en compte dans cette étude publiée par la revue britannique Nature Geoscience.

«On savait que les ondes pouvaient voyager à la surface de la Terre», explique au téléphone l'un de co-auteurs, Tom Parsons de la US Geological Survey.

«Mais pour la plupart des scientifiques, ces soit-disants tremblements de terre dynamiques restaient des cas à part. En réalité, cela se produit partout régulièrement et ça, c'est une surprise», poursuit-il.

En décembre 2004, un méga-séisme au large des côtes de Sumatra, en Indonésie, a déclenché des réactions sismiques jusqu'en Alaska, en Californie et en Equateur.
Si généralement les séismes consécutifs se sont avérés de moindre importance - de 3 à 5 sur l'échelle de Richter - il n'y a aucune raison pour qu'ils ne soient pas aussi et même plus violents que le premier événement.

«Ils peuvent atteindre n'importe quelle intensité», assure Parson, qui a déjà identifié dans le dernier quart du 20è siècle huit séismes d'«une intensité supérieure à 7, qui en avaient déclenché d'autres encore plus violents».

Pour mesurer les réactions en chaîne à un séisme, Parson et son équipe ont étudié les enregistrements des sismographes des 500 stations d'un réseau mondial de surveillance sismique.

«La grande question ce sont les répliques et ce qui se passe après un tremblement de terre», fait valoir Parsons, soulignant qu'il existe deux hypothèses sur l'enchaînement des séismes.

Généralement, les répliques se produisent dans un rayon de 100 à 200 km de l'épicentre initial, par un effet de ricochet entre les failles connectées au sein d'un même système: c'est le déclenchement statique.

Mais la survenue de tremblements de terre importants, à très longue distance du premier, ne peut s'expliquer que par un effet dynamique de propagation des ondes, indique le chercheur.
De telles ondes voyagent à la surface de la Terre «sans vraiment perdre d'intensité même sur des distances considérables», ajoute-t-il.

Afin de prévoir les conséquences sismiques immédiates d'un séisme comme celui qui vient de frapper la Chine, il faudra examiner séparément le déclenchement statique et le déclenchement dynamique.

«Nous pouvons étudier les répliques consécutives et en tirer des enseignements, mais nous devons aussi connaître le pourcentage de séismes d'origine dynamique, qui ont un effet très éphémère», insiste Tom Parsons.

«Une fois les ondes passées, on ne les ressent plus et en fait, il n'y a plus à s'en soucier».

Sources Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Catastrophes

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