La science bat son plein à la base antarctique Dumont d'Urville

Publié le par Adriana Evangelizt

La science bat son plein

à la base antarctique Dumont d'Urville

Un lâcher de ballon météo à la base française Dumont-d'Urville en Terre Adélie

 


La base française Dumont d'Urville, sur la côte sud de l'Antarctique, accueille tout le long de l'année des scientifiques d'universités et de grands organismes de recherche pour des études sur le monde des pôles.

"Les recherches faites à Dumont d'Urville collent pile aux grandes questions sociétales telles que le réchauffement climatique, la biodiversité, l'évolution du trou de la couche d'ozone", souligne M. Gérard Jugie, le directeur de l'Institut polaire français Paul-Emile Victor (Ipev).

A l'origine, la base a été construite pour l'observation des manchots empereurs et des manchots Adélie. Les premiers fréquentent ce lieu entre avril et décembre pour se reproduire sur la banquise, les seconds y trouvent des rochers dénudés pour faire leur nid. Et les deux trouvent dans les eaux alentour de l'océan Austral une grande réserve de nourriture avec poissons et krill.

Désormais, sur la petite base perchée au sommet de l'île des Pétrels, des dizaines de chercheurs partagent des laboratoires aussi bien aménagés que dans leurs organismes respectifs en France: des zoologistes côtoient des météorologistes, des biologistes ou des physiciens, au milieu de milliers de manchots qui n'en ont cure et se laissent approcher sans crainte.

Des spécialistes en écologie capturent de temps à autre un manchot adulte ou un poussin, pour les marquer et les baguer afin d'étudier entre autres les processus de conservation énergétique leur permettant de survivre à différentes étapes de leur développement.

Des chercheurs font des incursions en mer pour mesurer le gaz carbonique en surface, ou pêcher poissons, araignées de mer. D'autres s'occupent plus particulièrement des prédateurs marins s'alimentant par plongée (manchots, pétrels).

La sismologie, pour l'observation des mouvements du sol aux hautes latitudes de l'hémisphère sud, ou le magnétisme, pour enregistrer les variations du champ magnétique terrestre, sont également suivis de près, comme l'évolution de la stratosphère ou du trou de la couche d'ozone.

Enfin, de nombreuses études sont menées en glaciologie pour comprendre l'évolution du climat ou remonter le temps en examinant la variabilité régionale de l'environnement antarctique grâce à un carottage de la glace.

La France, "du fait de son implantation à l'emplacement de la station Dumont d'Urville au début des années 50, dispose, pour certaines recherches en biologie ou en météorologie, d'un continuum de mesures d'une cinquantaine d'années, ce qui est extraordinaire", se félicite M. Jugie.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Arctique-Antarctique

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