Quantcast

Concours

Présentation

Images aléatoires

W3C

  • Flux RSS des articles

Recommander

L’HISTOIRE DU SPHINX REVISITÉE


Qui a construit le Sphinx ? Quel âge a-t-il ? Quelle est sa fonction? Est-il de l’époque des constructions des pyramides du plateau de Gizeh ? Que symbolise sa structure hybride homme/lion. Officiellement le Sphinx a 4500 ans et date de l’époque du Pharaon Kephren en 2500 avant JC. Cependant, depuis 20 ans, nombre de découvertes bousculent toutes les idées reçues de l’égyptologie classique.
Les mystères du Sphinx seraient-ils sur le point d’être dévoilés? De nouvelles sciences telles que la géologie, l’archéo-astronomie et l’exobiologie jettent une lumière nouvelle sur une énigme plusieurs fois millénaire...

 

 

Controverse de West et Schoch

John Antony West, égyptologue et écrivain détermina que l’érosion du corps du Sphinx était due à la pluie et non au sable et au vent. L’érosion verticale des roches très dures indique que la pluie est tombée sur ce monument pendant plusieurs milliers d’années. Cependant, le Sphinx est situé en plein désert où il n’y a pas eu de pluies torrentielles depuis au moins 9000 ans. Une érosion par la pluie n’avait donc jamais été imaginée.

Les travaux de West ont été repris par Robert Schoch, docteur en géologie et géophysicien de l’Université de Boston. Son étude minutieuse du Sphinx l’amène aux mêmes conclusions que West. L’érosion des parties anciennes visibles du Sphinx est due à l’eau et non au vent et au sable comme on le pensait jusqu’à présent. Sur le plateau de Gizeh, il est le seul monument à avoir subi une telle érosion. En conséquence, le Sphinx est d’une autre époque qui remonte à une ère climatique tempérée.

Il ne peut être selon le docteur Schoch, contemporain des pyramides, il précède nécessairement la civilisation égyptienne de plusieurs millénaires.

Ses découvertes et conclusions furent présentées devant 275 scientifiques le 7 février 1992 lors du Congrès Annuel de l’Association Américaine pour l’Avancement des Sciences. La prestation a convaincu les géologues mais elle a suscité une levée de boucliers des égyptologues.

Climatologie et Constellation du Lion

 
John Kutzbach paléo-climatologue de l’Université du Wisconsin a réalisé une modélisation climatique et comparé ses résultats à des relevés géologiques sur le terrain. Grâce à ses travaux, on sait à présent qu’il y a 10 000 ans, la région du Sphinx ainsi qu’une grande partie de l’Afrique étaient couvertes par de grands lacs, et soumises régulièrement à des pluies torrentielles. Si on s’accorde sur cette date climatologique, le Sphinx est nécessairement d’une période pré-égyptienne. D’ailleurs, s’il a été construit vers 10 500 avant JC, il se trouvait alors face à la constellation du Lion à l’Est. Cette constellation représente le félin dans la posture du Sphinx. Ce monument dans sa conception semble avoir été un lion fixant sa projection céleste d’après des études archéo-astronomiques. Cela implique qu’il doit avoir 12 à 13 000 ans et qu’il fut réalisé selon des règles et connaissances astronomiques d’une grande précision. Le mystère s’épaissit, car quelle civilisation du début de l’âge de fer a bien pu construire un tel monument?

 

La tête et le corps du Sphinx

Les choses se compliquent quand on examine le Sphinx de plus près. La tête est en meilleur état que le corps et proportionnellement trop petite. Si on tient compte des pattes avant du Sphinx et que l’on retrace ses proportions réelles on obtient un monument bien plus gigantesque (voir schéma ci-dessous). On peut donc imaginer que la tête a été retaillée plusieurs fois à travers les âges. Cependant ce monument n’a pu être construit à l’époque de Kephren, au plus, le Sphinx a été restauré sous son règne. La version officielle soutient qu’il s’agit de la tête du Pharaon Kephren réalisée en 2500 avant JC.

Qu’en est-il en réalité?

L’inspecteur Franck Domingo, de la Police de New York, expert américain en identification judiciaire, référence mondiale en cette matière, a étudié la tête du Sphinx ainsi que la tête d’une statue représentant le Pharaon Kephren, afin de savoir si les deux morphologies faciales concordaient. Or, Domingo est catégorique : la morphologie de la tête du Sphinx est très différente de celle de Kephren. Les yeux, la forme de la tête, le profil, la bouche, et le menton sont étrangers à la morphologie de la race blanche méditerranéenne. Contre toute attente, le Sphinx représente un pharaon de type négroïde (voir schéma ci-contre). Dieu est noir diront certains.

Cette découverte éclaire un autre aspect des choses révélant pourquoi le nez et une partie des lèvres ont été détruites. Dans des dynasties de race blanche souvent en lutte de pouvoir, on peut imaginer que détruire les parties négroïdes de la face du Sphinx était politiquement essentiel. C’était une manière de s’assurer qu’aucun homme de race noire ne revendique le titre de pharaon. Par superstition ou par peur de la fureur de divinités ancestrales, les pharaons, soit, ignorèrent le Sphinx à certaines époques, soit en restaurèrent le corps sans jamais sculpter à leur effigie le visage, le laissant en l’état. Sous la civilisation égyptienne, le Sphinx était un mystère, tantôt craint, tantôt haï, tantôt admiré car il datait d’une époque ancestrale et pouvait potentiellement faire de l’ombre à la toute puissance de Pharaon.

Alors, la question demeure, qui a retaillé la tête du Sphinx à l’effigie d’un noir africain? Si ces travaux ont été réalisés au tout début de l’ère égyptienne, alors la statue initiale pourrait bien être antédiluvienne.

 

Le Temple du Sphinx

Le temple du Sphinx est fait de blocs de pierres pesant jusqu’à 200 tonnes. La taille des pierres est parfaitement lisse et elles sont ajustées au millimètre près.

Comment, à l’époque de l’âge de fer, a-t-on pu agencer de telles masses? A notre époque pour lever et positionner un seul objet de 200 tonnes avec précision il faut 5 à 6 semaines de préparation avec les grues les plus puissantes du monde. Si un autre bloc de 200 tonnes à 300 mètres doit être utilisé ; il faut compter pour ce second objet encore au moins 5 semaines de préparation. Pour donner un ordre d’idée, il nous faudrait 500 ans, avec notre technologie, pour positionner 5000 blocs de ce type. C’est sans compter le temps nécessaire à la taille et à l’extraction de tels mastodontes.

Que penser de monuments comptant jusqu’à 2,5 millions de blocs comme Gizeh? Si de tels monuments ont été pensés c’est qu’une technologie avancée en permettait la construction rapide. Les structures antédiluviennes ont cette caractéristique, l’assemblage de blocs gigantesques est une constante, comme on peut le découvrir sur le site archéologique sous-marin découvert en 1997 au large du Japon ou encore sur l’île de Pâques. (photos ci-dessous).

 

La prédiction d’Edgar Cayce

Edgar Cayce prédit qu’une chambre serait trouvée sous le Sphinx. Selon lui, cette chambre recèlerait les archives d’une civilisation antédiluvienne technologiquement beaucoup plus avancée que la nôtre. Cette prédiction faite il y a 60 ans attira peu l’attention des scientifiques et pourtant. En 1992, des analyses sismographiques du sous-sol du Sphinx furent rendues publiques. Elles révélèrent qu’une cavité de 5 mètres sur 9, taillée dans la roche existait à l’emplacement même prédit par Edgar Cayce. Aujourd’hui, d’autres cavités et tout un réseau souterrain sous le plateau de Gizeh sont découverts au fur et à mesure. Certains affirment que le Sphinx cache l’entrée d’une vaste cité antédiluvienne souterraine nommée Gigal. La réalité semble rejoindre progressivement les mythes les plus fantastiques. Symbole de l’intelligence connectée aux rouages des forces naturelles et cosmiques, le Sphinx serait bien le gardien de connaissances révélant l’origine ancestrale de l’humanité portée par un savoir qui, aujourd’hui encore nous dépasse. Si tel est le cas, d’où vient ce savoir exceptionnel?

 

Conférence au siège des Nations Unies de Richard C Hoagland (1992)

L’astronaute Edgar Mitchell un des hommes à avoir posé le pied sur la Lune considère que, si la géologie détermine que le Sphinx est beaucoup plus ancien que ce que nous pensions, il faut alors réviser notre conception de l’évolution humaine sur les 100 000 dernières années. Richard C Hoagland, chercheur et écrivain scientifique va encore plus loin lors d’une conférence au siège des Nations Unies à New York. Reprenant les images de Mars de 1976 faites par la sonde Viking, il considère que le visage de Mars et les pyramides à proximité ne sont pas de simples jeux de lumière. L’analyse des structures géométriques pyramidales révèle des constantes mathématiques fondamentales (pi, racine carré de 2 et de 3 etc…). Le visage est conforme à 99% à la représentation artificielle intentionnelle d’un être. Cet être serait le miroir cosmique, l’écho marsien du Sphinx de Gizeh. Certains d’ailleurs l’appellent le Sphinx de Mars. Pourquoi ?

Le Sphinx est une représentation hybride Homme/Lion, Intelligence/Forces Naturelles. Or, selon les analyses de l’image du visage de Mars il en va de même. Si l’on procède à une symétrie axiale de la moitié du visage (voir schémas), nous obtenons pour la partie 1, un être au visage simiesque forme primitive d’harmonie, qui peut avoir existé il y a un demi million d’années selon Hoagland. Si nous procédons de la même manière avec la partie 2, nous obtenons l’image d’un lion. Cette caractéristique du visage de Mars est peut-être simplement le message des origines du Sphinx terrestre laissé à la postérité cosmique. Tel pourrait être une des origines du savoir des civilisations antédiluviennes peuplant la Terre il y a des centaines de milliers d’années. Si le Sphinx en est la dernière trace tangible, il doit alors être extrêmement ancien.

Lors d’une conférence à l’Université de Bradford en 1996, le Directeur Européen de la Mission Mars, David Percy avança l’âge de 237 000 ans pour le Sphinx.

 

Que reste-t-il de cette époque?

Si des technologies très avancées nous ont précédé, pourquoi ne trouvons-nous pas des outils, machines, plans, objets volants, systèmes antigravitationnels ou d’excavation inédits? Des calamités terrestres ont eu lieu diront certains et tout a été englouti. Cette réponse est peu satisfaisante car nous avons bien retrouvé des traces de dinosaures plus anciens encore.

Peut-être avons-nous une conception de la technologie trop étriquée. Ainsi, nous faut-il de véritables bombes volantes chargées d’hydrogène liquide pour nous arracher à l’attraction terrestre. Or, plus une civilisation est avancée moins sa technologie est perceptible, elle s’harmonise avec les lois et rouages cosmiques. Il nous faut donc imaginer un savoir où «science» et «spiritualité» fusionnent.

Le Merkaba, abordé essentiellement sur le plan spirituel, dépasse ce cadre, en réalité. Il signifie littéralement champ lumineux (Mer), Esprit (Ka) et corps humain (Ba). La réunion des 3 peut transporter l’esprit et le corps physique d’un monde à l’autre. Pourquoi et comment? Activé, le Merkaba engendre 2 champs électromagnétiques tétraédriques, deux pyramides imbriquées dont une inversée tournant sur le même axe mais en sens opposé autour de l’individu. L’esprit active ces champs, physiquement, au même titre que nous générons la réalité spatio-temporelle par l’interprétation de simples fréquences. Une fois activé et accéléré à un seuil lumineux, il isole littéralement l’individu des constantes physiques de son environnement. C’est le corps physique même qui n’est plus soumis à la gravitation. L’esprit pilote alors un véritable engin spatial individualisé. Il peut, à gré, passer de Mars à la planète Terre par exemple. La race simiesque décrite par Richard Hoagland a pu utiliser ce type de «transport» interplanétaire. Nous n’aurions alors comme trace de ce voyage, ni fusée, ni soucoupe, ni base de lancement ou centre de contrôle.

Si cette «spiritualité scientifique» ou «science spirituelle» se joue des constantes physiques de notre espace temps, alors excavation, transport de bloc de centaines de tonnes et constructions gigantesques étaient réalisables. Générer un champ antigravitique par l’esprit ou modifier la structure intime de la matière pour la découper à gré ne laissent que peu ou pas de traces technologiques. Les seules traces visibles sont les ouvrages titanesques tels que le Sphinx, son temple et des cités souterraines insondables.

Nous nous sommes tant attachés à la réalité matérielle, que nous en avons oublié notre potentiel quasi infini. Nous recherchons dans les techniques matérielles ce que notre propre esprit pourrait faire s’il pénétrait harmonieusement les rouages immuables des lois cosmiques. «En réalité, lever une montagne avec le gros orteil est facile» affirme le Bouddha dans le Saddharma Pundarika Sutra.


Frédéric Morin

Sources : NEXUS n°33, sous les pyramides vestiges géants d’une science avancée, www.sens-de-la-vie.com, www.finart.be/UfocomHp/archeo.htm, documentaire ZDF Expédition Rätsel in Stein Die Sphinx, http://www.finart.be/UfocomHq/japzig.htm, documentaire NBC «le Mystère du Sphinx», Serpent in The Sky de John Antony West, Hoagland’s Mars vidéo : The Un Briefing, The monuments of Mars, A city of the Edge of Forever de Richard C. Hoagland, Two Third de David Percy.

LE VISAGE DE LA TERRE

«Un mythe vieux de 5000 ans!»

En Crète, on trouve une montagne qui a la forme d’un visage contemplant le Ciel. Ce site est parfaitement connu depuis la nuit des temps. Il s’agit du Mont Youchtas , au sud-est d’Héraklion. Pour les Etéo-crétois (vrais crétois), c’est le visage de Zeus contemplant son grand-père Ouranos. Vu sous un certain angle, il y a bien un profil, c’est incontestable. Le mythe crétois de la «naissance» de ZEUS implique son arrivée par la voie des airs, par la voie d’Ouranos (le Ciel), à travers son Père Cronos, le Temps, jusqu’à la Terre, Gaïa. Ce mythe est, au moins, commun (si ce n’est fondateur) avec ceux véhiculés par toutes les religions de la planète.

Les crétois croient en une Vie dotée d’une «force supérieure» venue du cosmos qui naquit précisément en Crète. Certains ont donné à celle-ci les noms de divinités que nous retrouvons dans tous les panthéons terrestres.

Ce visage de Zeus est-il censé nous rappeler nos origines cosmiques lointaines ?

Un des anciens noms de la Crète est précisément «CYDONIA», nom choisi par la Nasa pour la région du visage de la planète Mars. Sans doute une simple coïncidence…

Sources
Morpheus

Posté par Adriana Evangelizt

Vendredi 25 novembre 5 25 /11 /Nov 18:20

Publié dans : Faussaires et falsifications de l'Histoire - Par Adriana Evangelizt - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Il n'est pas normal que l'on vaccine les CenrAfricains contre la grippe AH1N1. L'OMS est en train de liquider ses vaccins ripoux en Afrique pour dépeupler les pays. Cette pandémie était un gros leurre et on berne les Africains pour qu'ils acceptent ce vaccin nuisible dans un but néfaste. La grippe aviaire ou AH1N1 sont des virus inventés par les hommes pour dépeupler la planète.

 

 

 

 

 

Centrafrique: campagne de vaccination

 

contre la grippe A H1N1

 

 

 

BANGUI – Une campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 concernant 10 % de la population centrafricaine, a commencé mercredi et se déroulera jusqu’à dimanche à Bangui, a-t-on appris mercredi auprès des autorités sanitaires.

 

“Certains pays entourant la République centrafricaine sont confrontés au fléau de cette pandémie à savoir: le Cameroun, le Tchad, la RD Congo, et bien d’autres. Pour éviter la propagation de cette maladie dans notre pays, le gouvernement et ses partenaires au développement ont jugé nécessaire d’organiser une campagne de vaccination contre la grippe A H1N1″, selon un employé de la Direction régionale sanitaire.

 

La campagne vise “les enfants de 6 à 59 mois, les femmes enceintes à partir du 2e trimestre de grossesse, les malades chroniques (hypertension artérielle, diabète, cardiopathie), le personnel de Santé, les forces de défense et de sécurité (FACA, Gendarmerie, Police)”, selon la même source.

 

“En tout 447.925 doses de vaccin contre la Grippe A H1N1 ont été octroyées par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) pour le même nombre de personnes correspondant à 10% de la population centrafricaine”, a poursuivi cette source.

 

L’OMS a déclaré le 10 août la fin de la pandémie de grippe H1N1, la première du 21e siècle qui, avec quelque 18.500 décès depuis avril 2009, s’est avérée nettement moins dévastatrice qu’une simple grippe saisonnière.

 

Sources SIGNES DES TEMPS

 

Posté par Adriana Evangelizt

Samedi 4 septembre 6 04 /09 /Sep 18:15

Publié dans : Maladies inventées par les hommes - Par Adriana Evangelizt - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

 

 

 

L'apocalypse des changements climatiques :

 

est-il trop tard ?

 

 

 

 

par Pr Chems Eddine Chitour

 

Articles de l'Auteur sur Agora Vox

 

 

 

"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas." (Proverbe des Indiens Cree du Canada)

 

Il est connu que du point de vue de la consommation en énergie fossile, les pays développés polluent  pour plus de 70%. Ils ne représentent que 20 % de la population. De plus, la pollution se partage globalement en trois secteurs, l’automobile (35%), le résidentiel (30%) et l’industrie-agriculture (35%). Ainsi, à titre d’exemple, 35 millions de voitures sont construites chaque année qui s’ajoutent au stock des 700 millions de voitures dont 250 millions pour les seuls Etats-Unis (deux voitures pour trois personnes) et à peine 30 millions de voitures pour la Chine (une voiture pour 60 personnes). Chaque année plus de 25 milliards de tonnes de CO2 sont envoyées dans l’atmosphère, ce qui a pour conséquence l’augmentation de la température par effet de serre. D’après les rapports du Giec (organisme spécialisé dans le climat), si on ne fait rien d’ici 2050, l’augmentation de température dépassera les 2°C.

 

Les simulations de climat sur ordinateur nous montrent qu’il ne faut pas dépasser une teneur de 450 ppm (partie par million) de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Or, nous en sommes déjà à 382, contre 280 avant la révolution industrielle. Le rythme actuel de plus 2 ppm par an résulte de l’émission annuelle de 7 gigatonnes de carbone. Le recours aux énergies renouvelables s’avère comme une nécessité qu’il faut mettre en oeuvre sans plus tarder, car les changements climatiques sont à nos portes et ce sont les pays les plus vulnérables qui vont le plus en pâtir du fait qu’ils n’ont pas les moyens de lutter contre les effets dévastateurs des ouragans, des inondations, de la sécheresse et des maladies qui vont nécessairement se développer.

Le jour du dépassement

La planète est surexploitée et chaque année ce qu’elle met à notre disposition est épuisé bien avant la fin de l’année. «Mardi 23 septembre 2008, ce fut «le jour du dépassement», le earth overshoot day de l’année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre, de sa biocapacité. Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément? Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel, chaque année, la nature produit des ressources - aliments, combustibles, etc. - et assimile les déchets, et le rythme auquel l’humanité consomme ces ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités terrestres, nous atteignons «le jour du dépassement». Le premier, selon l’ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd’hui, le 23 septembre. Et dans dix ans? Notre crédit terrestre s’épuise - après le crédit bancaire.».(1)

 

On l’aura compris : le malheur viendra des modes de vie dépensiers occidentaux, des politiques industrielles, des égoïsmes nationaux, de comportements que nous pourrions changer. Selon le rapport 2008 de l’Agence internationale de l’énergie (World Energy Outlook 2008), nous passerons de 700 millions de voitures à 1400 millions qui rouleront encore au pétrole en 2030, émettant plus de 10 milliards de tonnes de C02 qui vont stationner dans l’atmosphère et mettront 120 ans pour disparaître. Cette détérioration de plus en plus accélérée du mode de vie n’a pas jailli du néant. Elle a été consacrée par la nouvelle forme de colonisation du monde appelée indifféremment néocolonialisme ou postcolonialisme(.2)

 

Au moment où l’Allemagne annonce le démantèlement de ses centrales nucléaires d’ici à 2021, le réchauffement de la planète pourrait plaider paradoxalement en faveur de l’atome. Il ne fait aucun doute que l’uranium consommé par les centrales nucléaires dégage beaucoup moins de CO2 que le charbon, le pétrole ou le gaz. La plupart des écologistes reconnaissent que l’énergie nucléaire répond au moins à l’un des deux critères du MDP, définis par le Protocole de Kyoto de 1997, en ceci qu’elle pourrait effectivement aider les pays industrialisés à réduire de 5% leurs émissions de dioxyde de carbone d’ici à 2010. Ils soulignent toutefois, qu’elle ne saurait répondre au deuxième objectif déclaré du MDP : aider les PED à parvenir à un développement durable. Les dix pays dont la part d’électricité venant du nucléaire est la plus élevée sont : la France (75%), la Lituanie (73,1%), la Belgique (57,7%), la Bulgarie (47,1%), la Slovaquie (47%), la Suède (46,8%), l’Ukraine (43,8%), la Corée du Sud (42,8%), la Hongrie (38,3%) et l’Arménie (36,4%).

 

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, se montre extrêmement pessimiste quant à l’issue des négociations de Copenhague sur le climat, en décembre. «Nous avons le pied collé sur l’accélérateur et nous fonçons vers l’abîme», a-t-il déclaré, jeudi 3 septembre, lors de la troisième conférence de l’ONU sur le climat, réunie à Genève. M.Ban, qui revient de l’Arctique, a souligné que la région «pourrait être libre de glace vers 2030» en raison de l’extrême rapidité du réchauffement du pôle Nord.(3)

 

«Quatre-vingt-dix jours! C’est le temps qu’il nous reste pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre et éviter l’emballement climatique. La communauté scientifique est claire : il faut réduire d’au moins 25% à 40% les émissions d’ici à 2020 dans les pays industriels. Les chefs d’Etat ne contestent plus cette réalité. Les négociations engagées en amont de Copenhague et les déclarations du G8/G20 sont très en dessous du minimum vital. Les premières déboucheraient sur un niveau de réduction des émissions d’ici à 2020 d’au mieux 15% et des engagements financiers très aléatoires en faveur des pays du Sud, les moins responsables mais les plus touchés par les changements climatiques. Les secondes ne s’accordent que sur le seuil de 2°C d’ici à 2050! Trois mois, c’est le temps qu’il reste pour obtenir un accord responsable à Copenhague avec des échéances à court terme pour contraindre les signataires à l’action immédiate, des financements pour les pays du Sud à hauteur de notre responsabilité et de leurs besoins et des transferts de technologies propres. Trois mois pour faire rimer protection du climat avec économies d’énergie, énergies renouvelables et solidarité internationale.(4)

 

Les systèmes naturels et humains sont vulnérables à l’évolution du climat en raison de leur capacité d’adaptation limitée. Certains phénomènes météorologiques extrêmes devraient augmenter en fréquence et/ou en intensité ; leurs conséquences (pertes en vies humaines, dommages matériels...) suivront la même tendance. Du point de vue humain, il faut s’attendre à des pertes économiques importantes (récoltes moins abondantes...), surtout dans les régions les plus pauvres.

Les grands perdants

Une étude publiée le 2 septembre par Maplecroft, un cabinet britannique d’expertise des risques globaux, montre que les pays les plus exposés à un «risque extrême» du fait du réchauffement global, sont la Somalie, Haïti, l’Afghanistan et la Sierra Leone. Des vingt-huit pays exposés à un «risque extrême», vingt-deux sont situés en Afrique subsaharienne. A Manille, le 2 septembre, la Banque asiatique de développement a, de son côté donné les résultats d’une enquête concluant que la fonte des glaciers de l’Himalaya du fait du réchauffement menace la sécurité alimentaire et la disponibilité en eau des 1,6 milliard d’habitants d’Asie du Sud. La moitié des personnes en situation de «pauvreté absolue» dans le monde vivent dans cette région. Prenant la parole à l’ONU au nom des petits Etats insulaires, le président de la République des Maldives Mohamed Nasheed, a dénoncé les promesses non tenues. «Nous continuerons de jouer notre rôle de canari dans la mine» mais aussi «de montrer le chemin vers la sortie», a-t-il dit.

 

A New York, le 1er septembre, Rob Vos, directeur du département des affaires économiques et sociales de l’ONU, a jugé que «si l’on ne réduit pas les émissions de GES de façon significative, les dommages causés à l’économie des pays pauvres seront dix fois supérieurs à ceux enregistrés dans les pays développés». Selon lui, il faudrait investir chaque année dans l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ses effets, de l’ordre de 1% du produit intérieur brut (PIB) mondial, soit plus de 500 milliards de dollars. Ces constats conduisent les pays les plus pauvres, notamment africains, à demander une contribution forte des pays industrialisés. Pierre Radanne, consultant en énergie et ancien président de l’Ademe en France constate: «Pour l’instant nous sommes dans l’impasse. Au départ, il y avait cinq voies d’entrée possibles. La première voie consistait à suivre quelques grands engagements - pas d’augmentation de plus de 2°C, division par deux des émissions et réduction des émissions de 80 à 85% pour les pays industrialisés d’ici à 2050. Cette voie avait le soutien des scientifiques, des grandes ONG, de l’UE. Mais son échec était prévisible. On ne peut pas appeler à diviser les émissions de gaz à effet de serre sans garantir aux pays du Sud une aide au développement. A Rio [Sommet de la Terre qui s’est tenu en 92], on leur avait fait des promesses qui n’ont pas été tenues. Les transferts de technologie par exemple n’ont pas eu lieu. (...)»(5)

 

«La menace représentée par le changement climatique est grave, elle est urgente, et elle grandit», a déclaré le président américain, mardi 22 septembre, devant des dizaines de dirigeants du monde entier réunis à l’ONU à New York pour tenter de sortir de l’ornière les discussions sur le réchauffement climatique. Les générations futures vont à une «catastrophe irréversible» si la communauté internationale n’agit pas «audacieusement, rapidement et ensemble», a-t-il prévenu. «Nous comprenons la gravité de la menace climatique. Nous sommes déterminés à agir. Et nous honorerons nos responsabilités à l’égard des générations futures.» «Mais les pays à la croissance rapide, qui seront à l’origine de quasiment la totalité de l’augmentation des émissions mondiales de gaz carbonique dans les décennies à venir, doivent également faire leur part du travail.» Le président chinois Hu Jintao s’est engagé à réduire «notablement» la croissance des émissions de gaz à effet de serre de son pays d’ici à 2020 - comparativement à 2005. «Nous allons vigoureusement développer les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire», a-t-il ajouté dans une intervention très attendue. «Nous allons accroître la part des énergies non fossiles dans la consommation du pays à environ 15% d’ici à 2020.» La Chine est devenue globalement le premier émetteur de CO2. Par habitant, l’Américain pollue 7 fois plus que le Chinois Ces deux pays comptent ensemble pour 40% des émissions mondiales (6)

 

Cela n’a pas empêché que chacun essaie de trouver la parade en jouant à un poker menteur où chacun attend que l’autre dévoile ses cartes. Malgré les envolées lyriques à l’ONU inexorablement, l’Europe à travers ses directives est en train de verrouiller ses frontières par des taxes énergétiques qui s’apparentent à un protectionnisme déguisé. La menace vise les pays émergents, notamment la Chine et l’Inde. Il est vrai que l’Union européenne s’est engagée à réduire de 20% ses émissions de CO2 d’ici à 2020, voire de 30% s’il existe un accord global à Copenhague. «Il ne serait pas acceptable que les efforts des pays les plus ambitieux soient compromis par les fuites de carbone qui résulteraient de l’absence ou de l’insuffisance d’actions de certains», indique la lettre franco-allemande. «Pour cette raison, il doit être possible de mettre en place des mesures d’ajustement appropriées visant les pays qui ne respecteraient pas cet accord ou n’en feraient pas partie.» (7)

 

Deux études montrent que le Sahara peut contribuer à sauver la planète. D’abord l’initiative allemande «Desertec» à laquelle s’est associé le groupe Cevital, ambitionne de réaliser une série de centrales solaires pour produire de l’électricité. Une autre étude faite aux Etats-Unis sur le Sahara montre qu’il peut reverdir, avec une pluviométrie de 750 à 1500 mmHg avec en prime une contribution à la diminution de la température du globe qui peut atteindre 6°C. Pour cela, il est nécessaire de ramener de l’eau douce en surface ou dessaler de l’eau de mer grâce à l’énergie solaire. En son temps, l’idée d’El Gueddafi de créer une mer intérieure n’était pas, une fois n’est pas coutume, aussi loufoque que l’on pensait. L’Algérie devrait étudier sérieusement ces options. Il serait dangereux pour le pays de ne miser que sur le gaz naturel pour produire de l’électricité.

 

Jacques Chirac s’inquiétait à juste titre de l’inertie des nations développées face à l’imminence des changements climatiques: «La maison brûle et on regarde ailleurs.» C’était il y a dix ans. Depuis, 200 milliards de tonnes ont été envoyées dans l’atmosphère et seront encore là dans un siècle. On aurait pensé que devant la réelle menace climatique qu’avec l’avènement de Barack Obama, la planète allait enfin respirer ; cruelle désillusion, les calculs bassement matériels de chacun des grand pollueurs et l’intransigeance d’un Congrès bushien ont fait que nous sommes plus que jamais loin d’un développement. Est-ce le début de l’Apocalypse pour les damnés de la Terre?

En savoir plus

Notes

(1) Frédéric Joignot. Sommes-nous trop nombreux? Le Monde 09.01.09

(2) Chems Eddine Chitour : L’Occident et la désymbolisation du monde. Site mille babords 23/12/2006

(3) Hervé Kempf - L’Afrique fait monter les enchères avant le sommet de Copenhague - Le Monde 4.09.2009

(4) Yannick Jadot: «Stop aux mythes d’un nucléaire propre et d’un charbon non polluant» Terra economica - Le 31/08/2009

(5) Pierre Radannes: Avant-Copenhague: l’impasse? Karine Le Loët www.planete-Terra aout 2009 La kermesse de New York

(6) Climat: Etats-Unis et Chine affichent leur détermination, Le Monde.fr avec AFP 22.09.09

(7) Alexandrine Bouilhet Paris et Berlin demandent une taxe carbone aux frontières - Le Figaro.fr 18/09/2009

Auteur

Chems eddine Chitour / Professeur Ecole Polytechnique Alger Ecole d'IngénieursToulouse

 

Sources : NOTRE PLANETE INFO

 

Posté par Adriana Evangelizt

Samedi 4 septembre 6 04 /09 /Sep 18:10

Publié dans : Le basculement de la Terre pour bientôt - Par Adriana Evangelizt - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 

 

 

 

Les convulsions du monde :

 

sommes-nous condamnés à sur-vivre ?

 

 

par Pr Chems Eddine Chitour

 

Articles de l'Auteur sur Agora Vox

 

 

 

Notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. Nous savons guider des missiles mais nous détournons l'homme de sa voie (Martin Luther King)

Il est bien connu que les millénarismes ont pour but, entre autre de faire émerger un homme nouveau dont le comportement est en rupture avec son modus vivendi précédent. Le XXe siècle pour la majorité des peuples de la terre a été celui de la tyrannie sous une forme ou sous une autre d’un Occident au fait de sa puissance bardé de certitude et imprimant au reste du monde sa marque : celle d’une façon de vivre où l’homme n’est plus au centre de la préoccupation mais un rouage un produit marchand. Fait nouveau cette façon de vivre débridée : fait du gaspillage des ressources de la Terre, forcément limitée, l’alpha et l’oméga du progrès. Tragique erreur s’il en est ! la Terre proteste et nous le fait savoir par des signes de plus en plus récurrents : les perturbations climatiques.

Le jour du dépassement

Mardi 23 septembre 2008 écrit Frédéric Joignot , retenez cette date. Ce fut "le jour du dépassement", le earth overshoot day de l'année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre – de sa biocapacité. Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément ? Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel, chaque année, la nature produit des ressources – aliments, combustibles, etc. – et assimile les déchets, et le rythme auquel l'humanité consomme ces ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités terrestres, nous atteignons "le jour du dépassement". Le premier, selon l'ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd'hui, le 23 septembre. Et dans dix ans ? Notre crédit terrestre s'épuise – après le crédit bancaire ». (1)

Les chercheurs évaluent l'"empreinte écologique" d'Homo sapiens en hectares terrestres. l'OCDE en donne cette définition : "la mesure de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d'une population humaine de taille donnée". Nous avons largement dépassé notre quota – globalement. La Terre ne peut aujourd'hui offrir que 1,78 hectare global (hag) par habitant. Or la consommation mondiale actuelle exige 2,23 hag productifs per capita. Et les calculs montrent que si l'ensemble de la population humaine adoptait aujourd'hui le mode de vie des Européens et des Américains – voitures, eau chaude à volonté, viande chaque jour, énergies fossiles à la demande… –, il lui faudrait disposer en surface de quatre à cinq planètes Terre ». Nous sommes donc avertis, nous épuisons les ressources annuelles de la Terre plus rapidement qu’elles ne se constituent. Notre démographie n'est-elle pas la cause de nos malheurs écologiques, mais aussi politiques, sociaux, militaires, comme l'affirmait déjà l'austère Thomas Malthus… en 1798 ? qui affirmait que la population humaine croît de façon exponentielle (2, 4, 8, 16, 32…) et les ressources, de manière arithmétique (1, 2, 3, 4, 5…). Inévitablement, nous irions vers l'épuisement des biens, la famine, la guerre de tous contre tous. L'empreinte écologique, le réchauffement qui s'accélère combinés à une croissance forte de la population ne ramènent-ils pas l'humanité à une situation "malthusienne" – une spirale tragique ? Prenez Ted Turner, fondateur de la chaîne d'actualités CNN, il déclarait en avril 2008 sur la chaîne PBS : "Nous sommes trop nombreux. Voilà pourquoi nous avons le réchauffement climatique. […] Tous les habitants de la planète doivent s'engager à avoir un ou deux enfants, c'est tout. […] Ne pas contrôler la population est un suicide." Cette angoisse peut aussi être amplifiée par des mensonges modernes sur l'invasion venue du Sud surpeuplé. Mais, contredisant cette démagogie, un rapport publié en 2004 par le département des affaires économiques et sociales de l'ONU (World Population to 2300) indique que les immigrés venus des pays pauvres contribueront pour 4 % à la croissance démographique des pays développés d'ici à 2050 – aujourd'hui pour 3 % –, ce qui rajeunira une Europe vieillissante ». (1)

Aurons-nous assez de ressources pour nous nourrir ?

Au-delà des angoisses et des peurs, la véritable grande question posée par le peuplement sera celle des ressources : les pays, les sols, la Terre pourront-ils nourrir – et supporter – une population de 9 ou 10 milliards d'habitants ? Aujourd'hui, 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde. Les agronomes rappellent combien, depuis un demi-siècle, sans se soucier des populations locales, les pays du Nord ont financé les cultures d'exportation des pays du Sud– le coton, l'herbage d'élevage – au détriment des cultures vivrières. Ces politiques néocoloniales ont ruiné l'agriculture de ces pays, avec l'aide de gouvernements autoritaires et corrompus. Encore une fois nous voyons un colonialisme post colnial qui continue à faire de la « colonie » devenue formellement indépendante un appendice de la métropole qui aspire les ressources aussi bien physiques et depuis quelques temps aussi les rares "cerveaux formés dans ces Suds épuisés".
Le rapport 2008 de l'OCDE, Perspectives de l'environnement à l'horizon 2030, est aussi alarmiste que la FAO. Il nous promet, en l'absence d'une politique mondiale volontariste, un avenir très désagréable. Un réchauffement de 1,7 C à 2,4 C en 2050 – prévision basse. Sécheresse, tempêtes, inondations, destruction des infrastructures. L'accroissement du " stress hydrique " pour 3 milliards d'humains – une eau mal répartie. Une pollution accrue de l'air. La croissance de la population humaine est-elle la cause première des fléaux annoncés ? Les experts de l'OCDE répondent : " Les pressions exercées sur les ressources naturelles et l'environnement ne proviennent pas du nombre d'habitants mais de leurs habitudes de consommation." » (1)

L'occident et son néocolonialisme mis en cause

On l’aura compris : le malheur viendra des modes de vie dépensiers occidentaux, des politiques industrielles, des égoïsmes nationaux – de comportements que nous pourrions changer. Selon le rapport 2008 de l'Agence internationale de l'énergie (World Energy Outlook 2008), nous passerons de 700 millions de voitures à 1400 millions de voitures rouleront encore au pétrole en 2030, émettant plus de 10 milliards de tonnes de C02 qui vont stationner dans l’atmosphère et mettront 120 ans pour disparaitre. Le changement climatique est en marche, cette course vers l’abîme a déjà ses victimes dans les pays démunis. Les pays industrialisés font des reformettes qui ne régleront pas le problème de fond qui est celui de donner un coup de frein rapide à l’utilisation des énergies fossiles et en développant les énergies renouvelables avant que le changement ne soit irréversible. Le président Obama semble l’avoir compris mais en aura-t-il les moyens ? Sera-t-il suivi ? La crise financière est un pétrole bradé à 40 dollars son en train de compromettre le recours urgent aux énergies renouvelables. Il est à craindre que ce seront les pays vulnérables qui ne se sont pas apprêtés qui en subiront les conséquences tragiques.

Cette détérioration de plus en plus accélérée du mode de vie n’a pas jailli du néant. Elle a été consacrée par la nouvelle forme de colonisation du monde appelée indifféremment néocolonialisme ou post colonialisme , où le colon n’a plus de présence physique il se contente de gérer à distance au nom de la dictature du marché, du libéralisme sauvage et d’une mondialisation que l’on nous disait inéluctable. Autre conséquence tragique le marché n’a pas laissé intact les fondements des sociétés . En ce temps de « délitement des valeurs » que l’on pensait immuables , beaucoup de certitudes ont été ébranlées. Le capital symbolique qui a été sédimenté et qui part par pans entiers sous les coups de boutoir du marché du libéralisme fruit d’une mondialisation sans éthique. Les sociétés qualifiées il y a si longtemps de « primitives » sont en train de perdre leur identité sous la pression d’un Occident qui série, catalogue et dicte la norme.(2)

L’Occident ne se contente pas d’imposer sa vision du monde à la fois par la science et la force, il s’attaque depuis quelques années aux identités. Au moment où même dans les pays occidentaux et à des degrés divers les nations luttent pour ne pas perdre leur identité, les pays du Sud sont en train de perdre leurs dernières défenses immunitaires constituées par leurs traditions ancestrales. Cette désymbolisation du monde mise en évidence par Dany Robert Dufour est en train de pénétrer en profondeur le tissu social . A juste titre, la mondialisation et le néolibéralisme peuvent être tenus pour responsable de cette débâcle planétaire. Dans ce monde de plus en plus incertain, l’individu éprouve le besoin d’un retour à des « valeurs sûres » qui lui font retrouver une identité ethnique voire religieuse que la modernité avait réduite. D’autre part, un autre dégât est la fameuse « perte de repères chez les jeunes », induite par la précarité de la vie temporelle et spirituelle, n’a alors rien d’étonnant : Il est illusoire de croire que quelques leçons de morale à « l’ancienne » même dans les pays où la tradition et la religion tente encore de maintenir la structure sociale, pourraient suffire à enrayer les dommages causés par le libéralisme. (2)

De fait, une servitude attend l’individu- sujet. C’est l’asservissement au marché, au libéralisme sauvage. Pour Pierre Bourdieu, le libéralisme est à voir comme un programme de "destruction des structures collectives" et de promotion d’un nouvel ordre fondé sur le culte de "l’individu seul mais libre". Le néolibéralisme vise à la ruine des instances collectives construites de longue date par exemple, les syndicats, les formes politiques, mais aussi et surtout la culture en ce qu’elle a de plus structurant et de ce que nous pensions être pérennes (3). La valeur intrinsèque de l’individu est indexée sur sa valeur marchande. Voilà le monde que nous propose l’Occident. La valeur symbolique, écrit le philosophe Dany-Robert Dufour est ainsi démantelée au profit de la simple et neutre valeur monétaire de la marchandise de sorte que plus rien d’autre, aucune autre considération (morale, traditionnelle, transcendante...), ne puisse faire entrave à sa libre circulation (4).

La crise est aujourd'hui une réalité concrète pour tous les citoyens de la planète. Elle nécessite des changements radicaux pour mettre fin au néolibéralisme qui vient de nous mener au bord du gouffre. Pourtant, que ce soit les plans de relance décidés par les gouvernements des différents pays, ou les conclusions du premier sommet du G20 qui s'est tenu à Washington en novembre dernier, les gouvernements et les financiers semblent plus soucieux de sauver le système que de répondre véritablement aux enjeux de la crise.

Voilà donc la planète des consuméristes. Nos valeurs n’en sont pas sortis indemnes pour autant. Même dans les pays industrialisés cette course vers le profit a démantelé toutes les conquêtes sociales. Ainsi en France et comme l’écrivent Patrick Braouezec et Michel Onfray « (…)Retirer toutes les protections collectives, l'en-commun qui permet à chacun d'être concepteur et acteur d'un avenir humain partagé, pour livrer les individus, marchandises parmi d'autres, au service d'une économie mondialisée conçue comme source de profits financiarisés bien davantage que comme moteur de progrès. (..) L'économie ne saurait se résumer à la course au profit, au mépris des hommes et de la civilisation ; et que tout système économique et politique, pour avoir un avenir, se doit de porter un mouvement de l'humanité vers le progrès. (…) Le refus de la marchandisation générale, y compris de l'homme, est non seulement le fondement d'un humanisme contemporain, mais est aussi indispensable au mouvement de la société si on considère que ses évolutions ont pour but d'améliorer toujours la condition humaine. Chaque fois que l'organisation sociale a nié l'homme, la civilisation a reculé. A l'inverse, les avancées de civilisation émancipatrices sont toujours le résultat de conquêtes gagnées dans les luttes et les révoltes populaires. ».(5)

Comment sauver la planète tous ses habitants ?

Toute l'argumentation de remise en cause des vertus de la croissance, mesurée sur la base de l'évolution du produit intérieur brut (PIB), n'a de sens que dans les pays du capitalisme avancé, où existe dans certaines classes sociales assez d'aisance matérielle pour rêver d'autres paradis. Vue dans une perspective mondiale, la décroissance est une préoccupation de riches, une petite minorité – dans sa très grande candeur, elle s'inquiète parfois de voir tous les Chinois posséder un automobile, sans aller jusqu'au bout de sa pensée : on maintient le reste du monde en sous-développement pour sauver la "planète" ?

Il s'agirait, entend-on, de proclamer avec force que l'argent ne fait pas le bonheur, qu'il y a autre chose dans la vie que l'accumulation de biens matériels. C'est naturellement faire abstraction des couches sociales qui, de plus en plus larges, peinent à joindre les deux bouts, qui n'ont d'autre choix que mal manger, mal se vêtir et mal se loger. Le remède miracle : le bien-être, notion subjective s'il en est. Il ne faudrait plus "maximiser" la croissance, mais le bien-être et le bonheur. Avec raison en 1997, Pierre Bourdieu avec sa lucidité coutumière se posait la question "des coûts sociaux de la violence économique et avait tenter de jeter les bases d'une économie du bonheur." (6)

C’est en fait de cela qu’il s’agit : le bonheur est-il indexé – comme en Occident-la possession toujours plus boulimique des biens matériels ? Ne devons nous pas chercher une autre façon d’être heureux en consommant mieux en consommant moins et qui passe par le partage pour éviter un bouleversement irréversible de la vie sur Terre, notre seule et unique Terre à moins de faire comme une compagnie américaine qui vend des lots de terrain.. .. sur la Lune !

En savoir plus

Notes

(1) Frédéric Joignot. Sommes-nous trop nombreux ? Le Monde 09.01.09
(2) Chitour Chems Eddine : L’Occident et la désymbolisation du monde Site mille babords 23/12/2006
(3) P. Bourdieu "Le néolibéralisme comme révolution conservatrice", 1997, in "Interventions 1961-2001", Agone, 2002.
(4) Dany Robert Dufour : L’Art de réduire les têtes, Editions Denoël, Paris. 2003.
(5) Patrick Braouezec et Michel Onfray, Une politique de régression. Le Monde du 21 01 08
(6) Pierre Bourdieu l’essence du libéralisme, le Monde Diplomatique mars 1998.

Auteur

Chems eddine Chitour / Professeur Ecole Polytechnique Alger Ecole d'IngénieursToulouse

 

Sources Notre Planète Info

 

Posté par Adriana Evangelizt

Samedi 4 septembre 6 04 /09 /Sep 18:01

Publié dans : Le basculement de la Terre pour bientôt - Par Adriana Evangelizt - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 

 

 

Espagne, Allemagne : violence sociale tous azimuts

 

 

 

ActuChômage, 24 août 2010

 

 

L’une va restreindre ses conditions d’accès aux allocations chômage “pour mieux inciter à la recherche d’emploi”. L’autre suggère de réduire la durée des congés payés des salariés “pour soutenir la reprise”.

 

C’est la crise, mais tout dépend de quel côté on se trouve…

 

L’Allemagne libérale-chrétienne-démocrate, qui s’en tirerait mieux que tout le monde malgré un taux de pauvreté de 19%, affiche un taux de croissance à faire pâlir ses voisins. Quant à l’Espagne socialiste, qui s’est engouffrée dans le mirage ultralibéral, elle se prend un cuisant retour de bâton avec l’effondrement de pans entiers de son économie assortie du taux de chômage le plus élevé de l’UE.

 

Mais, dans les deux cas, c’est la même violence sociale qu’on inflige aux salariés et aux chômeurs.

 

Dans le pays où tout va bien

 

Vendredi, en Allemagne, fortes de leur succès à l’export qui sont le grand atout du pays, deux fédérations de PME ont proposé de réduire la durée des congés payés de leurs salariés : “Six semaines, c’est trop; quatre semaines, c’est amplement suffisant”, a déclaré Ursula Frerichs, qui dirige la fédération UMW, au quotidien Bild Zeitung. “Nous pourrions mettre des congés de quatre semaines à l’essai en 2011 pour soutenir la reprise”, a-t-elle suggéré. Le président de la fédération BVMW, Mario Ohoven, a de son côté expliqué que “les PME ont à nouveau des carnets de commandes pleins, nous avons besoin de chaque salarié. Les congés payés devraient pour le moment être ramenés à cinq semaines pour préserver la reprise”. Il ne propose pas de réduire définitivement la durée de congés, non… mais de stocker les vacances non utilisées sur un compte temps, qui pourrait être utile en cas de fléchissement des commandes.

 

Réduire les vacances au lieu d’embaucher : en voilà une idée de génie !

 

Ah oui : en Allemagne, il n’y a pas de Smic; 6,55 millions de travailleurs (soit un sur cinq) ont un bas salaire; 26% de la population active bosse à temps partiel (contre 17% en France – chiffres de 2007). Voilà sur quoi s’appuie le fameux “miracle allemand”.

 

Certains avancent que l’Allemagne affiche une “croissance asiatique” : la métaphore est juste. Par ses méthodes, l’Allemagne est un peu la Chine de l’Europe et c’est pour ça que son PIB va bien… Ce qui ne l’empêche pas de faire, elle aussi, la danse du ventre devant les marchés en participant activement au grand concours de rigueur budgétaire européen !

 

Dans le pays où tout va mal

 

Malgré un taux de chômage qui dépasse 20% ainsi qu’un taux de pauvreté similaire, le gouvernement espagnol, étranglé, persiste dans ses mauvais choix. Sous prétexte que le chômage recule un peu et qu’une reprise se ferait sentir, il vient de décider de réduire “de 90 à 30 jours” le délai pendant lequel un chômeur peut refuser des offres d’emploi — comme s’il y en avait suffisamment ! — et de formation tout en touchant une allocation. “Nous ne pouvons pas continuer avec un taux de chômage qui est le double de la moyenne en UE”, a déclaré, honteux, le ministre du Travail. “Les chômeurs doivent se réorienter, et les agences de l’emploi doivent avoir un rôle plus actif”.

 

Et voilà nos deux vieux boucs-émissaires tous trouvés : le service public (qui fait moins bien que le privé, en l’occurrence l’intérim) et les chômeurs profiteurs & fainéants (à qui l’on va, peut-être, sortir l’argument des “500.000 offres non pourvues” alors qu’ils sont 4 millions ?).

 

Le gouvernement a aussi réduit le nombre de bénéficiaires de l’aide mensuelle de 426 € aux chômeurs en fin de droit, excluant désormais les 30-45 ans sans enfant. Cette allocation ne doit plus être “une aide passive” mais “une aide d’accompagnement” à la recherche d’emploi, justifie le sinistre.

 

Enfin, une réforme drastique du marché du travail (qui, notamment, réduit les indemnités de licenciement et gèle les pensions de retraite) sera finalisée pour l’automne. Opposés à ce dépeçage, les deux principaux syndicats espagnols, CCOO et UGT, ont annoncé une grève générale pour le 29 septembre — la première en Espagne depuis 2002.

 

Ces décisions gouvernementales sont un vrai signal d’impuissance et de bêtise. Zapatero fait la danse du ventre devant la Banque mondiale tandis que les Espagnols, eux, se contentent de subir. Vive la crise !

SH

 

SOURCES SIGNES DES TEMPS

 

Posté par Adriana Evangelizt

Samedi 4 septembre 6 04 /09 /Sep 17:46

Publié dans : MISERE PAUVRETE FAMINE - Par Adriana Evangelizt - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Calendrier

Juin 2013
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés